Famille Emig - Bouisson

Cousinages illustres : avec Tomi Ungerer (1931-2019)

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Tomi Ungerer, né le 28 novembre 1931 (Strasbourg) et décédé le 9 février 2019 (Cork, Irlande)


Jean Thomas, dit Tomi, Ungerer est issu du milieu bourgeois protestant de Strasbourg, aux valeurs très conservatrices presque puritaines :

  • du côté paternel, les Ungerer étaient depuis trois générations des constructeurs d’horloges d’édifices, installés à Strasbourg, et son père, Théodore Ungerer, avait repris l’activité familiale.
  • du côté maternel, les Essler étaient des tisserands haut-rhinois, d'origine tchèque.

Après la mort de son père le 5 septembre 1935, sa mère, avec ses quatre enfants, déménage en 1936 dans la maison des grands-parents maternels à Logelbach (commune de Wintzenheim), un quartier accolé à Colmar, où il passa sa jeunesse jusqu’à son retour à Strasbourg en 1953.

Tomi Ungerer en Irlande en 2015 (@ Nicoleon)

Comme tous les jeunes à cette époque, et j’en fus, les années d’après guerre furent révélatrices de la difficulté d’être alsacien, notamment par les brimades du système scolaire français. Mais il faut reconnaître qu’elles furent variables selon le lieu et les enseignants. Tomi Ungerer symbolise l’Alsacien nourri à la double culture, sans oublier que l’éducation luthérienne était principalement faite en allemand jusqu’au milieu des années 1950. Le rôle de sa mère, Alice, fut prédominant dans l’éducation et parmi les livres marquants nous avions lu Max und Moritz de Wilhelm Busch et Der Struwwelpeter de Heinrich Hoffmann, les livres de contes et légendes français et allemands, et eu les mêmes traditions religieuses et tout particulièrement à l’époque de Noël. C’est au Musée Unterlinden de Colmar, la ville où il allait à l’école, qu’il découvrit le Retable d’Issenheim de Mathias Grünewald, qui a fasciné des générations d’élèves colmariens, notamment la scène de la Tentation de Saint Antoine au point que pour lui, elle marquera formellement son œuvre. Il était éclaireur unioniste (protestant) avec comme totem la fourmi.

En 1956, Tomi part pour New York avec 60 dollars en poche. Il se marie deux fois, en 1956 avec Nancy White, puis en 1959 avec Miriam Strandquest et de leur union naîtra Phoebe.

En 3e noces, en 1971, il se marie avec Yvonne Wright et déménage en Nouvelle-Écosse au Canada, puis en 1976, la famille s'installe définitivement en République d'Irlande, où naîtront trois enfants.


L’Alsace prise en étau entre la France et l’Allemagne est un motif récurrent pour lequel il utilise le terme de « Elsässische Zerrissenheit » (déchirure alsacienne). La pratique du parler alsacien lui tient à cœur marquant le bilinguisme culturel alsacien, sans n’oublier pas l’attitude du gouvernement français qui a prohibé la pratique officielle des langues régionales, et en l’occurrence de l’allemand, pourtant langue officielle du pays voisin. Même si elle reste satirique, l’attitude d’Ungerer devant le voisin d’Outre-Rhin est très différente de celle de Hansi qui s’était distingué à son époque en ridiculisant l’occupant allemand. En effet, la satire a totalement changé de sujet : elle s’attaque à présent à l’invasion pacifique et économique de l’Alsace par l’Allemagne.

< @ Tomi Ungerer

Par ses campagnes publicitaires emblématiques et ses affiches politiques, le travail de Tomi Ungerer est souvent qualifié de subversif. Par son engagement politique, il s'est impliqué dans de nombreuses campagnes contre le racisme et le fascisme, pour le désarmement nucléaire, l'écologie et de nombreuses causes humanitaires, et d'importantes campagnes d'intégration européenne et en particulier de relations franco-allemandes.

Parmi ses nombreuses distinctions et prix, citons celles de la République française : Commandeur Aux Arts et Lettres (1982), Commandeur de l’Ordre National du Mérite (2014), Commandeur de la Légion d’Honneur (2018).

Tomi Ungerer a publié plus de 140 livres qui ont été traduits en 30 langues. Ils vont des histoires pour enfants de son succès mondialement reconnu aux mémoires illustrés en passant par des volumes controversés de satire sociale cinglante et de thèmes pour adultes. Il fut aussi sculpteur, inventeur, designer architectural et a beaucoup travaillé dans la publicité.

En 2007, le musée Tomi Ungerer a ouvert à Strasbourg. En 1975 et 1991, il fait des donations importantes de ses œuvres et de sa collection de jouets à la Ville de Strasbourg, puis en 2007, sa bibliothèque personnelle comprenant plus de mille cinq cents ouvrages.


Nota : Pour une biographie et bibliographie complète, il convient de consulter les liens ci-dessous.


Liens :

À lire :


Cousinage

Le cousinage avec Tomi Ungerer a montré 37 ancêtres communs qui ont été établis à travers l'ascendance de sa mère Louise Alice Essler (1896-1989), dont le grand-père paternel, tisserand, est natif de Moravie-Silésie (Tchéquie) et les ascendants maternels sont de Colmar, du vignoble (notamment Ribeauvillé, Riquewihr, Mittelwihr, Beblenheim, Ostheim) et du Ried bas-rhinois (notamment Gertwiller, Gerstheim). C'est par ses ascendants maternels que se fait notre cousinage, la plupart de ces villages et bourgs étaient des possessions de seigneurs protestants, dont les familles protestantes étaient pratiquement toutes alliées (Emig, 2012). Le présent cousinage le confirme une fois de plus. Du côté Ungerer, il y a trois générations d'horlogers-mécaniciens à Strasbourg ; l'entreprise d'horlogerie Ungerer a été active de 1858 à 1989. Son arrière-arrière-grand-père était pasteur ; l'ancêtre est venu en 1674 de Öhringen (Bade Wurtemberg, ville devenue protestante à la Réforme) pour s'installer en Alsace.

Ancêtres communs : 37


1. VOGEL Maria Salome
2. SCHUHLER Mathias (1541-1629)
3. von PETERSHOLTZ Heinrich (1510-1578)
4. KLEIN Susanna (1566-1617)
5. VOGEL Nicolaus (1560-< 1618)
6. VOGLER Hans (1540-1601)
7. SCHULER Ursula (1643-1686)
8. PONTIUS Barbara (~ 1630-)
9. LEININGER Hans Heinrich (~ 1598-~ 1668)
10. SPECHT Johann Wilhelm (-1717)
11. HÜTTER Anna (1598-1675)
12. HAUTMANN Katharina (1542-< 1605)
13. BUTSCHBACH Ursula (1575-1631)
14. LEIB Samuel (~1584-1647)
15. KLINGEL Ursula (1602-1682)
16. X Clara (1510-> 1578)
17. VOGEL Claus
18. HARTMANN Magdalena (1630-1697)
19. GREINER Bernhard (1642-1702)

20. ORTLIEB Hans (1498-1561)
21. GUTKIND Anna Maria (1605-1683)
22. PONTIUS Hans Georg (~ 1617-1696)
23. KOPP Agatha (1550-1610)
24. ROSENBERGER Künigunda (1560-)
25. LIEBMANN Appolonia (1544-1593)
26. ESSEL Margaretha
27. GRETSCHER Michael (-1595)
28. KLINGEL Hans Gregori (1560-1631)
29. KÜCHEL Thöny (-< 1587)
30. BAUMANN Margreth
31. X Margaretha (~1602-)
32. VOGEL Nicolaus (1591-1675)
33. GRETSCHER Martha Anna (1584-1638)
34. ORTLIEB Pauly (~ 1599-1664)
35. KLINGER Hans (1575-1631)
36. BIRCKEL Catharina (-1600)
37. VOGEL Gertruda (1616-1694)

UNGERER Tomi et EMIG Christian sont parents à 9 et 8 générations.

 

Autres liens de parenté : 2

UNGERER Tomi est : 1. un descendant (6G) de l'arrière-grand-père de l'oncle maternel par alliance du conjoint du grand-père paternel ; 2. un descendant (6G) du grand-père maternel de la bru du beau-frère de la grand-tante de l'arrière-grand-mère d'EMIG Christian

 

Détail des ancêtres communs n°34 x n°15

 ORTLIEB Pauly (~1599-1664)
 KLINGEL Ursula (1602-1682)

 ORTLIEB Johann Christoph (1622-1691)

 ORTLIEB Barbara (1630-1702)

 ORTLIEB Christoph (1659-1691)

 LEIB Samuel (1652-1692)

 ORTLIEB Christoph (1692-1761)

 LEIB Anna Barbara (~ 1677-)

 ORTLIEB Johannes (1723-1789)

 BINDER Maria Salome (1711-1751)

 ORTLIEB Johann David (1754-1839)

 KESSEL Johann Jacob (1745-1834)

 ORTLIEB Maria Susanna (1781-)

 KESSEL Johann Conrad (1787-1839)

 WELTZ Sophie Henriette (1813-)

 KESSEL Anne Marie (1815-1880)

 BOTT Louise Sophie (1834-)

 WITTNER Anne Marie (1840-1933)

 OECHSLIN Marguerite Emma (1858-)

 EMIG Jean Charles (1865-1928)

 ESSLER Louise Aline (1896-)

 EMIG Charles (1909-1970)

 UNGERER Jean Thomas (1931-2019)

 EMIG Christian Charles Théodore (1941-)


Bases de données généalogiques

: site emig
: site abouisson

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