Famille Bouisson - ROBOLY

Généalogie des ROBOLY : d'Aix-en-Provence à Constantinople

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Roboly

Blasonnement : parti d'azur, à deux flèches en sautoir d'or, les pointes en haut, accolées de deux pèlerines d'argent ; au chef cousu de gueules, chargé de deux étoiles d'or ; au 2 d'or, à 3 merlettes de sable, 2 et 1. [© dessin original selon description]

Roboly est le nom d'une famille de nobles provençaux, originaire d’Aix-en-Provence, dont une branche est forée par la dynastie des drogmans, censaux et diplomates au service de la France dans l'empire Ottoman (Constantinople =Istanbul- et Smyrne =Izmir-) : Marie Catherine Sarah Roboly (1787-1857) épouse Joseph Antoine Honoré Jean Baptiste Bouisson (né en 1781 Trets – décédé en 1851 à Marseille) à Smyrne le 18 Septembre 1806. Ils sont les ascendants directs d’Anne Bouisson (Sosa 48 et 49).

C’est son arrière-arrière-grand-père, Jean-François de Roboly (1623-1689), appartenant à la noblesse de robe de Provence et seigneur de Saint-Martin de Crau (comme son grand-père Sébastien de Roboly), qui alla le premier s’installer à Constantinople où il recevait ses instructions de Louis XIV. Il était négociant, chargé des affaires de la France auprès de la Porte Ottomane (un des noms de l’Empire Ottoman) entre 1660 et 1665.Gourdon de Genouillac & de Piolenc (1863) notent « Jean François de Roboly époux de Baptistine d'Andrea étant allé à Constantinople y fut nommé résident pour le roi pendant l'absence de l'ambassadeur de Louis XIV, M de la Haye de Ventelet en 166... et ensuite consul du commerce. Le roi voulant le récompenser des services qu'il lui avait rendus lui permit, par brevet signé de sa main, et qui est au pouvoir de la famille, de demeurer à Constantinople sans que pour ce il lui puisse être imputé d'avoir contrevenu à sa dernière ordonnance qui ordonne à ses sujets de revenir dans le royaume tous les six mois, etc..., et accorda en même temps des lettres de naturalité à ses enfants. Ces lettres et le brevet sus-dit sont en date du 2 décembre 1669. »

Le fils Pierre Roboly (1660-1743) épouse Anne Barbier à Smyrne : il reprend à la suite de son beau-père la charge de premier drogman au consulat de France à Smyrne, elle sera ensuite transmise aux descendants. Son beau-père Honoré Barbier est né en 1660 à Marseille et décédé en 1706 à Smyrne ; son épouse Dominique de la Forêt est probablement née à Constantinople. Leur fils Honoré (1711-1770), époux de Sarah Marie Pagy, est deuxième drogman à Smyrne de 1737 à 1770. Leur fils Etienne (1751-1834), père de Marie Catherine, devient censal et négociant, tandis que son frère aîné Pierre François (1739-1783) prend la charge de drogman et consul de France, notamment à Smyrne, où il est né et il décède à Salonique (aujourd'hui Thessalonique, en Grèce) de la peste en 1783, il y a été nommé drogman en 1781 (Mézin, 1998). Pour en savoir plus...
Lors de cette peste de 1783, non seulement le père est décédé mais aussi ses quatre enfants, Charles (10 ans), Louis (6 ans), Joseph (4 ans) et Joséphine (1 ans). Son épouse Marie Nicolas est rentrée en France dès 1784. Ci-joint un duplicata du versement de sa pension (400 livres), daté du 24 octobre 1784 prenant effet le 14 août, elle habitait Versailles.

de Vitalis

Blasonnement : d'azur à la tour crènelée d'argent maçonnée de sable sur une terrasse de sinople accostée à dextre d'une palme d'or, à senestre d'un lys de jardin tigé de sinople.

Sébastien de Roboly, seigneur de Saint-Martin de Crau, avocat, conseiller référendaire du roi en la chancellerie de Provence (en 1613) a épousé Etiennette de Vitalis, dont les parents, malgré des recherches, n'ont pu être identifiés. La terre de Saint-Martin de Crau, au terroir d'Arles, est restée la propriété de la famille Roboly jusqu'à la Révolution française.

Sources :

Archives de la Chambre de Commerce de Marseille, https://francearchives.fr/fr/search?es_escategory=archives&q=roboly - consultées à Marseille.

De Testa M. & A. Gautier (2003). Drogmans et diplomates européens auprès de la Porte ottomane. ISIS, Istanbul, 472 p. [Roboly, p. 180-184].

Gourdon de Genouillac H. et A. de Piolenc (1863). Nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône : Histoire, généalogies : Armorial départemental. Dentu, Paris, 240 p.  

Mézin A. (1998). Les consuls de France au siècle des Lumières (1715-1792). Direction des Archives etde la Documentation, Ministère des Affaires étrangères, Paris, 974 p. [Roboly Pierre François, p. 523]

 Cercle du Levant : familles franaises de Smyrne

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Pour les données généalogiques complètes, consultez notre base de données :

    L'arbre Roboly sur  site abouisson

    L'arbre Vitalis sur  site abouisson

    L'arbre Bouisson sur  site abouisson


 

À télécharger :

Emig C. C. (2018). Famille Roboly : les Sosa de la famille Bouisson - Emig. CdM, Marseille, 10 p.  

[incluant trois lettres manuscrites,
deux de Jean François Roboly, une de Pierre Roboly]

 


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