Famille Emig - Bouisson

Généalogie des BOUISSON : à Trets au XIXe Siècle - les mines

Formé à la fin des temps crétacés, au Fuvélien (Campanien), il y a plus de 70 MA (millions d’années), le « charbon de terre » (lignite fuvelien) a été utilisé en Provence depuis le Moyen-Age (XVe siècle) ; il était déjà connu des Romains sous carbo fossilis et des ancêtres celto-ligures.

Des lieux d’extraction sont recensés dans diverses localités, comme à Fuveau dès 1440, à Auriol en 1743, à Trets en 1787. Jusqu’au Premier empire, la production de charbon se fait un peu n’importe comment, selon le bon vouloir des propriétaires terriens. Il faut attendre la Révolution française pour que l’État prenne les choses en main, en mettant en place un embryon de politique énergétique nationale, notamment par le nouveau régime est instauré par Napoléon avec les système des concessions. L’objectif est aussi de préserver les massifs forestiers et d’assurer l’indépendance énergétique.



Bassin houillier de la région marseillaise  [Cliquez sur la carte pour agrandir]



Répartition géographique des familles Bouisson et Moustier,
et, les familles apparentées.

 En 1773 à Fuveau, Moustier Anne (1755-1796) de Fuveau épouse Bouisson Jean Jacques (1752-1825) de Trets. Parmi ses ascendants, les Vitalis et les Barthélemy exploitent des mines à Fuveau dès 1735. (voir Fuveau)

    Lors des recherches sur les Bouisson dans les Actes de Trets aux  Archives Départementales 13, quelques Bouisson cultivateurs sont devenus (aussi) des ouvriers mineurs et leur enfants aussi, soit à Trets, soit à Auriol.

    Les paysans mineurs du bassin de l’Arc (dont fait partie Trets et Auriol) se définissent d’abord comme des « mineurs provençaux ». Comme la plupart d'entre eux, les Bouisson devenus mineurs ont gardé leur lopin de terre familial : l’attachement au terroir provençal, ce désir de posséder une terre, de faire son vin, ses olives. La mine connaît des défections pendant la période des vendanges et des moissons. La crise du phylloxera en 1870 pousse les paysans vers la mine qui devient l’activité prépondérante.

Les mines de Fuveau, de Trets et d'Auriol appartiennent au bassin houiller des bouches-du-rhône (1809-2003). La concession de ces mines a fait l'objet de décrets de Napoléon en 1809 [avec rapports et projet de décret] et 1813 [voir PDF du Journal des Mines]. La production se développe fortement entre 1810 et 1838. La croissance de l’extraction minière est, à cette époque, en grande partie liée à celle de l’industrie chimique, notamment la consommation des usines de soude installées dans Marseille.


Quelques liens :

Quelques lectures :

  • Arcamone J. et al. (1983). Le gisement de charbon du Bassin de l'Arc (Provence occidentale). Mémoires du BRGM, 122, 116 p.
  • Autran J., Lochard T. & R. Monteau (2014). L’exploitation dans le bassin minier de Provence : quartiers, puits et galeries. Aix-en-Provence, CNRS – OHM Bassin minier de Provence. Travaux de l’Observatoire Hommes-Milieux du Bassin Minier de Provence (TOHM), 2, 88 p. [en pdf ]
  • Daumalin X., Mioche P. & O. Raveux (2005). Le bassin minier des Bouches-du-Rhône (1809-2003). Monographie "minière", Mémoires de la Mine, 9 p. [en pdf ]
  • Gonzalez G. (1981). Etude sédimentologique du lignite fuvélien du bassin de l'Arc et de l'encaissement calcaire (Bouches-du-Rhône-France). Thèse 3e cycle, Univ. Provence, Marseille, 109 p.
  • Gonzalez G. (2005). Etat des connaissances géologiques du Bassin de l'Arc (Bouches-du-Rhône). Rapport final BRGM/RP-53703-FR, 114 p. [en pdf ]