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Fuveau

Blason de Fuveau

 

Blason des De Vitalis, co-seigneurs de Fuveau et de Pourcieux

FUVEAU est un lieu avec des traces de l'époque celto-ligure avec au Nord la montagne Sainte-Victoire et au Sud la massif de l'Etoile. Le nom de Fuveau vient du nom latin Affuvellum, trouvé dans des textes dès le XIe siècle pour désigner le village. Cependant, la tradition veut que Fuveau ait été fondé par Quintus Fulvius Calvenus, lieutenant de César. En fait, Affuvellum, si ce nom vient de Fulvius, viendrait de Ad Fulvium, qui signifie « lieu de bataille de Fulvius ». Avant le XIIe, Affuvellum devient Affuvello, puis Affuvel au XIIIe, Fuvel ou Fivel au XVIe et enfin Fuveau dès 1575 ; en provençal Fuvèu. Cependant, les textes latins citent Affuvellum jusqu’au milieu du XVIe.

Hugues Roche, fils de Jean Roche, juge de Forcalquier (1362-63), fut co-seigneur de Fuveau. Il prêta hommage le 28 juillet 1362.
Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ie, la communauté de Fuveau adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix5.
Fief très morcelé et on trouve parmi les coseigneurs, la famille de Vitalis : on y trouve des ancêtres (dès le XVe siècle) d'Anne Bouisson épouse Emig. Cette famille apparaît en 1488 et se mantient à Fuveau jusqu’à la Révolution, bien qu’une grande partie de la seigneurie ait été aliénée en 1760.
Outre l'agriculture, Fuveau a puisé ses ressources dans l'industrie minière et l'extraction du charbon - voir Lignite fuvelien - dès le XVe siècle, avec un fort développement dans la deuxième partie du XIXe siècle - voir Mines de charbon en Provence. A l’imitation de Trets, le village a aussi prospéré avec ses industries de drap et de tannerie, Fuveau voit monter sa population jusqu’à 800 habitants. Ses côteaux, plantés de vignobles, favorisent les établissements de distilleries.

><< D'azur à une boucle de ceinture d'or posée en fasce adextrée d'une palme du même posée en pal et accompagnée du mot FUVEAU la première syllabe en chef et la seconde en pointe. Nota : les palmes sont issus du blason des Vitalis.

Dans la première moitié du XVIIe siècle, en effet, des propriétaires, ayant vu, soit en cultivant leurs champs, soit en parcourant leurs collines, émerger le lignite, louent les « pereyrons » qui descendent dans leurs rudimentaires galeries à coups d’aiguilles. Non seulement des textes indiscutables de 1720-1721 nous apprennent que de Marseille, on venait chercher le charbon à dos de mulet, mais les témoignages formels des anciens indigènes racontent les précautions prises à cette époque de peste : les charbonniers mettaient les sous qu'on leur donnaient les muletiers de Marseille en paiement des charges de charbon dans une terrine remplie de vinaigre afin de ne pas prendre le mal.

En 1735, les Barthélemy, les Vitalis [*] exploitent des mines à Fuveau. En 1750-1753 il y a des progrès très nets dans l’extraction du charbon ; aussi, de 1756 à 1789, on compte une centaine de petits centres d’exploitation. Au cadastre de 1777, on dénombre 33 charbonniers possédant biens.
Dans le bassin à lignite de Fuveau, on changeait souvent de "trou" : dès qu'il était trop bas ou encombré ou pris par les eaux, on déplaçait le chantier. La vingtaine d’ouvriers qui le composait, pereyrons en tête, creusaient ailleurs une autre descenderie, et ainsi de suite. Ceci explique aisément leur multiplication, à Fuveau et environs (Trets, Peynier, Peypin, Valdone, Gréasque, Belcodène…).

Jusqu'à nos jours, Fuveau est resté un charmant village perché, typiquement provençal avec ses maisons anciennes, rues étroites et portes dans les remparts, témoins privilégiés de son histoire médiévale.

La démographie de Fuveau indique : 1793 - 1 187 habitant ; 1891 - 2482 ; 1990 - 6410 ; 2012 - 9 369.

[*] Jean Jacques Bouisson (1752-1825), issu d'une famille connue de Trets, se marie à Fuveau en 1773 avec Anne Moustier (1755-1796), né à Fuveau. Ils iront habités Trets où ils auront 10 enfants. Les parents d'Anne sont Jean Baptiste Moustier de Gréasque et Jeanne Vitalis,d'une ancienne famille fuvelaise, alliée notamment aux Bassac, Bonnefoy, Barthelemy, Estienne... de Fuveau. En savoir plus...


    Des références et des Liens sur Fuveau:
    • Baratier Edouard, 1961. La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle. 257 p., S.E.V.P.E.N., Paris.
    • Baratier Edouard & P. Rambaud,1962. La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle. Études rurales, 4, EHESS, Paris.
    • Chailan M., 1901. Vallée de l'Arc supérieur. Recherches archéologiques et historiques sur Fuveau. Aubertin, Aix-en-Province, 164 p.
    • Colon M. & E. Colon, 1998. Fuveau : Des origines à l'aube du XIXème siècle. Colon, 189 p.
    • Colon M. & E. Colon, 2001. Fuveau autrefois : Le temps des mineurs paysans, 1809-1962. colon, 159 p.
    • Reyerson Kathryn & John Victor Drendel, 1998. Urban and rural communities in medieval France: Provence and Languedoc, 1000-1500. 333 p., Brill, Leiden.

    • Fuveau

Fuveau en 1903 - vue du Nord

 

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