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Gréasque

Blason de Gréasque

 

 

 

 

 

 

GRÉASQUE est un village se situant sur le versant nord du massif de l'Étoile, à 340 m d'altitude, il fait face à la montagne Sainte-Victoire.
À ses origines, il se nommait : 1026 Grezasca – 1028 Grazasca – 1035 Villa Grezascha – 1037 Gratiasca – Xes. Graziasca – 1059 Graciasca – 1045 Graghasca – 1070 Gardasca – 1177 Gardascha – 1259 Gresasca. En provençal : Greasco.

À part quelques quelque traces romaines, c'est aux premiers siècles que Gréasque est qualifié de villa. Puis, au XIe siècle, on y trouve un mas sis dans le quartier de Grazasca. Après avoir été légué au monastère de Saint-Victor qui y a établit un prieuré, Greasque devient possession de divers nobles jusqu'à la Révolution. Sa population en 1793 était de 202 habitants vivant essentiellement de l'agriculture ; en 1800 209; en 1900 815 ; en 2000 3576. Aujourd'hui le bourg en compte plus de 4000.
À la fin du XVIIe siècle, le curé de Fuveau desservait la paroisse de Gréasque, ainsi que celles de Belcodène et de Saint-Savournin ; puis, en 1755, elle devient paroisse succursale de la cure de Fuveau.

Activité houillère

Outre l'agriculture, Gréasque a puisé ses ressources dans l'industrie minière et l'extraction du charbon - voir Lignite fuvelien et - voir Mines de charbon en Provence.

Depuis les début de 1639 jusque vers 1840, l'extraction de la houille se faisait au moyen de descenderies dirigées par la couche, ou de petits puits inclinés à 45° à travers banc. Ces petites exploitations s’épuisaient vite, ainsi, au début du XVIIIe siècle, on comptait déjà 267 puits abandonnés. A Gréasque, le premier vertical, nommé Saint-Jacques, fut foncé en 1830. En 1876, la population comptait 442 mineurs, dont 155 femmes. Les agriculteurs devinrent des mineurs agriculteurs, c’est à dire que leur salaire de mineur était complété par un revenu agricole comme la vigne, le petit élevage familial et le jardin potager.

Avec l’entrée en fonction du Puits Hély d’Oissel (1922-1958), c’est le sommet des activités que connaît notre village pendant la première moitié du XXe siècle.
Sauvé in extremis de la démolition, le site de ce puits témoigne de l'histoire des mines de charbon du bassin de Provence. Inscrit à l'Inventaire des monuments historiques en 1989, il abrite aujourd'hui le Pôle historique minier.

<< De gueules, à un lion d'argent, coupé d'argent, à un griffon de gueules.

Parmi les ancêtres directs d'Anne BOUISSON, ayant vécu à Gréasque, Antoine MOUSTIER (1620-1649) - ses parents sont de Fuveau - il se marie avec Magdeleine CAMOIN d'Allauch. En savoir plus...
Parmi les patronymes des familles alliées et apparentées à Gréasque, on peut citer BARTHÉLÉMY, BERNARD, BOURRELLY, ESTIENNE, LONG, MOUSTIER, NEGREL, VITALIS... Et ils se retrouvent dans la liste des maires, citons...

1777 - 1788 Louis LONG
1788 - 1792 Valentin LONG
1792 - 1796 Jean Joseph MOUSTIER
1796 - 1806 François LONG
1806 - 1812 Jean Baptiste LONG
1812 - 1815 Alain MOUSTIER
1830 - 1843 Valentin LONG
1843 - 1853 Constantin LONG
1853 - 1863 Jean Baptiste BOURRELLY
1883 - 1894 Stanislas MOUSTIER
1900 - 1912 Jules NEGREL [*] Après le décès du maire en cours de mandat, Benjamin MOUSTIER assure l'intérim jusqu’à la fin de la guerre. A noter que pendant celle-ci, tous les hommes valides furent mobilisés et les travaux de la mine confiés aux seuls étrangers et aux femmes.
1912 - 1919 Victorin RIGAUD   [*]
1929 - 1944 Denis MOUSTIER


Souvenirs à partir de photos actuelles : une promenade dans Gréasque

    Des références et Liens :

    Baratier E., 1961. La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle. 257 p., S.E.V.P.E.N., Paris.

    Baratier E. & P. Rambaud,1962. La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle. Études rurales, 4, EHESS, Paris.

    Chailan M., 1901. Vallée de l'Arc supérieur. Recherches archéologiques et historiques sur Fuveau. Aubertin, Aix-en-Provence, 164 p.

Ban de la commune de Gréasque
(Plan cadastral de 1830)

La gare de Gréasque au début du XIXe siècle

et aujourd'hui c'est le Syndicat d'initiative.

La construction de la ligne Aubagne - La Barque (Fuveau) a été concédée au P.L.M. en 1863 et ouverte en 1904 sur la totalité du parcours. Son activité sur une soixantaine d'années était étroitement liée à l'activité des Houillères de Provence. La fermeture aux voyageurs remonte à 1939 et celle des marchandises en 1972.

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