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Rittershoffen

Blason de Reiterhof
jusqu'en 1770, puis Rittershoffen

RITTERSHOFFEN est cité pour la première fois en 1227 en tant que fief de l'Empire. La localité fait partie des sept villages qui composent le Hattgau. Originellement possession des landgraves, elle est cédée aux Lichtenberg en 1332. La cour domaniale de Rittershoffen se trouve entre les mains des Fleckenstein au milieu du 14ème  siècle, vraisemblablement en tant que fief de  l'abbaye de Surbourg. Ces deux familles se retrouvent dans le blason du village.

Origine du nom : d'un anthroponyme germanique, peut-être Rid-Hari, ou du germanique reutern, signifiant défricher, et de Hof, ferme.

Au milieu du XVIe  siècle, les Hanau-Lichtenberg, seigneurs du lieu depuis 1480, l'acquièrent moyennant finances. Il y introduisent la Réforme en 1543, mais, dès 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes (en France), un simultanéum est mis en place sous la pression autoritaire de Louis XIV.
L’église mixte, construite en 1787, est détruite avec tout le village au cours de la bataille de chars en janvier 1945. La nouvelle église protestante est édifiée à son emplacement en 1961. Déclarée cité martyre, Rittershoffen se voit décerner la croix de guerre avec étoile d’argent.

La population était en 1793 de 943 habitants, en 1821 de 1245, en 2007 d'environ 1000 (voir Démographie).

Rittershoffen n'est situé qu'à quelques kilomètres au Sud de la frontière linguistique entre l'alaman et la francique, marquée par le Seltzbach.


Le premier Wohlhüter à s'installer à Rittershoffen est Lorenz, né en 1781 à Kauffenheim et décédé à Rittershoffen en 1863, car il s'y marie en 1807 avec Maria Eva Franck (1783-1849), native de Rittesrhoffen. Leurs six enfants vivent à Rittershoffen ou à Hatten, le village attenant.
Des cousins germains descendants Wohlhüter habitent toujours dans ces bourgs.


Pour lire

  • Daniel Peter, 1998. Naître, vivre et mourir dans l'Outre-Forêt (1648-1848). Cercle d'Histoire et d' Archéologie de l'Alsace du Nord, 311 p., 2e éd.
  • Müller Claude, 1982. Le simultaneaum l'outre-forêt (1802-1914). Thèse 3e cycle, Université de Strasbourg.
  • Kocher August, 1911. Das Uffried. Strasbourg.

Après le décès du dernier des Fleckenstein, en 1720, et jusqu'à la Révolution française, les villages suivants appartiendront à la baronnie de Fleckenstein du prince Rohan-Soubise, répartie en deux baillages : celui de Roppenheim (Auenheim -  Dalhunden, Dengelsheirn -  Forstfeld -  Giesenheim -  Kauffenheim -  Roeschwoog -  Roppenheim -  Rountzenheim  - Sessenheim -  Stattmatten) et celui de Soultz-sous-Forêt (Disteldorf -  Eberbach -  Hermerswiller -  Jaegershoffen -  Kretwiller ou Croettwiller -  Lobsann ou Lusan (pour moitié) -  Meissenthal  - Memelshoffen  - Niederroedem -  Oberlauterbach -  Retschwiller -  Rittershoffen - Soultz-sous-Forêts -  Weiterswiller  - Wintzenbach).


L'église de Rittershoffen et le cimetière vers 1940
© Marguerite Ravez


Aquarelle de © Marc Guilmot (2014) :
Rittershoffen dans les années 1930 : rue principale (direction Hatten).

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