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Colmar em Elsaß

Blason de Colmar : 1425
& 1820 (actuel)

    Le meuble héraldique y est indiqué comme étant une molette d'éperon (partie de gueules et de sinople, à la molette d'éperon d'or, attachée à sa branche, posée en bande). Le champ de l'écu de cette ville est quelquefois blasonné diapré, assez fréquent dans les armoiries allemandes; cela provient sans doute des feuillages dont on chargeait autrefois le fond des écussons héraldiques.

 

     Selon une description de 1531, il s'agirait d'un rapprochement de Kolben (= la masse d'armes en allemand), et columbarium  (= colombier en latin - qui donna le nom à la ville). La première mention assurée de Colmar se trouve dans un diplôme de 823, accordé par Louis le Pieux.
     La véritable entrée dans l'histoire est l'octroi du statut de ville en 1212 par Frédéric II, alors roi de Germanie.

 

     Selon la tradition populaire, ce serait la massue que Hercule aurait oubliée à Colmar, sous l'effet du vin. En effet, Hercule après avoir franchi les Vosges, par la route déjà suivie par Bacchus au temps ou il avait enseigné à nos anciens l'art de planter la vigne. Hercule arriva un soir à Colmar pour se reposer des fatigues de la route. Il reprit des forces en goutant les vins de la régions et il s'assoupit. Pour rattraper le temps perdu, dans son empressement, il oublia d'emporter sa fameuse massue, encore conservée comme témoin du passage d'Hercule en Alsace dans les armes de Colmar. Et plus...

 

Quelques liens sur Colmar:

À lire :

  • Livet G., dir. (1983). Histoire de Colmar. Privat, Toulouse, 332 p.
  • Waltz A. (1902). Bibliographie de la ville de Colmar. Jung, Colmar, 539 p.

Publications luthériennes :

  • Colmarisches verbessertes Gesangbuch mit einem Anhange von Gebeten, 2. Ausgabe, Decker, Colmar (1807), 82 p.+ 408 p.
  • Colmarisches Lutherisches Lob-Opffer, oder Neuverbessertes Kirchen- Schul- Hausz- und ReiszGesang-Buch, in welchem... die Geist- Lehr- und Trost-reicheste Lieder, Psalmen und Lobgesänge D. Martin Luthers und anderer reiner und frommer Lehrer, auf das neue mit besonderm Fleisz zusammen getragen, enthalten sind. Sampt einem nutzlichen und bequemen Gebett-Büchlein... Decker, Colmar (1722), 44 p. + 584 p.

Dans les troubles du XIVe siècle, l'union entre villes impériales alsaciennes au sein du saint Empire Romain Germanique est indispensable, et, en 1354 Charles IV ratifie officiellement la fameuse Dekapolis (Décapole), dont les autres villes les plus proches sont Kaysersberg, Turckheim, Munster.

Au XVIe siècle, le couvent des Dominicaines (Unterlinden) est réputé pour la qualité de sa vie spirituelle. Martin Schongauer a peint La Vierge au buisson de roses, tandis que Matthias Grunewald a peint son admirable retable pour le couvent proche d'Issenheim (aujourd'hui au musée des Unterlinden à Colmar).

En 1575, la ville passe au protestantisme, par la volonté de l'oligarchie municipale.

Lors de la Guerre de Trente Ans, Louis XIV installe des troupes à Colmar en 1635 et il obtient au traité de Westphalie la cession de la Décapole et de toutes les possessions alsaciennes des Habsbourg. En 1673, Louis XIV rase ses fortifications, puis Colmar est rattachée à la France par le traité de Riswick, en 1697. En 1698, la culture française et la religion catholique sont imposées.

Colmar redevient allemande suite au traité de Francfort (1871) jusqu'au traité de Versailles (1919) mettant fin à la Première Guerre mondiale, puis en 1940 avec l'annexion de l'Alsace au Troisième Reich lors de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'en 1945.

 

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