Famille Emig - Schürch    

  Généalogie des SCHÜRCH de Sumiswald - de Suisse en Amérique du Nord

 


        émigration "américaine" :   Généralités     -       Liste complète des familles émigrantes vers les USA  -  Code C & H (USA-Canada)  -  Cousinage avec Bostetter

  Des enfants ou descendants d'au moins trois familles des Schürch de Sumiswald ont émigré aux USA (voir Arbre généalogique) à des époques différentes, généralement de Rotterdam à Philadelphie : d'abord Peter Schürch (né en 1621) avec sa première femme Anna Reinhart et leur enfants des enfants de la famille Ulrich Schürch (né en 1614) - Barbara Kupferschmid (né en 1614) et mariés en 1635, ainsi que des enfants de la famille de son frère Peter Schürch (né en 1921) - Anna Reinhart (1628-1659), puis Verena Eggiman épousée en secondes noces.
    Ensuite, apparentés à la lignée de mes ancêtres, celle des Tannhuser, ce sont des enfants de Kasper Schürch et Anna Burkhard, mariés en 1688, qui ont émigré aux USA : le fils Kasper Schürch [dit Schirch par les descendants - code H] a émigré en 1731 à bord du voilier Love & Unity, et sa soeur Anna avec sa famille en 1748 à bord du Patience. Pour leur frère Joseph, les données généalogiques sont controversées, mais il est mort en Pennsylvanie après avoir émigré en 1728.
        A lire la traversée tragique de Kasper
        La branche Tannhauser aux USA

    Bien des descendants Schürch sont restés au pays, et, parmi ceux ayant émigré, les causes religieuses ne sont pas toujours une explication. Pour ces expatriés dans le Nouveau-Monde, il y a un besoin de retrouver les racines, mais le patronyme n'est pas toujours suffisant pour assurer une appartenance à une famille donnée du même nom du Vieux-Continent. Et si cela se produit, une séparation de plusieurs générations a creusé un large fossé à la fois familial, culturel, religieux.


    Sumiswald garde les traces des affrontements entre l'Etat Bernois passé à la Réforme en 1528 et les Anabaptistes (« Täufer ») qui demande un renouvellement de la foi, le baptême des enfants et le refus du service militaire.  Plus sur les « Täufer de Sumiswald ».

    Une plaque commémorative sur le mur de l'église : " Zur Erinnerung der hingerichteten Täufer von Sumiswald 1529-1571 " [à la mémoire des anabaptistes de Sumiswald exécutés 1529-1571 ] rappelle une période agitée, qui s'étendra jusqu'au début du XVIIIe Siècle ; on y trouve le nom de Hans Haslibacher du devenu un légendaire paysan professant la foi anabaptiste. Le Chant de Haslibacher (créé le 20 octobre 1571, avec 32 strophes) est encore chanté aujourd’hui par les Mennonites et les Amishs aux USA.

    Le château (« Schloss ») de Trachselwald (photo ci-dessous) a autrefois servi de prison pour les anabaptistes pendant des décennies ; beaucoup ont été écartelés, puis exécutés.


    Après la Réforme, quelques familles de Täufer (anabaptistes), dont des Schürch issus de la Schürchtanne, ont vécu sur leurs exploitations agricoles dans les collines aux alentours de Sumiswald. Le gouvernement Bernois, réformé, a tenté, à plusieurs reprises, de leur faire abjurer la foi. Certains Täufer ont été emprisonnés ou exilés.
    Dans les Archives cantonales du 19 mars 1709, on peut lire : „ Peter Schürch von Sumiswald und Christina Rindlisbacher von Höchstetten wollen vom Täufertum abstehen und werden von der Täuferkammer zur Begnadigung empfohlen. Darüber wird der grosse Rat entscheiden. Vorläufig sind diese Leute in ihre Heimatgemeinde zu weisen und zu beaufsichtigen. “ [Peter Schürch de Sumiswald et Christina Rindlisbacher de Höchstetten veulent quitter leur appartenance aux Täufer et seront graciés par la commission. Le Haut conseil en décidera. En attendant ils sont renvoyés dans leur commune d'origine et mis sous surveillance.]

    Deux ans plus tard au 31 janvier 1711, concernant un autre membre de famille Schürch il est écrit dans ces Archives: „Anthoni Hermann von Höchstetten verbürgt sich dafür, dass sich der Täufer Ulrich Schürch zu bestimmter Zeit zur Abführung nach Holland in Bern einfinden werde.[Anthoni Hermann de Höchstetten doit s'assurer que le Täufer Ulrich Schürch se trouvera à temps à Berne pour son exil vers la Hollande].

    Uli (Ulrich) Schürch (1663-1739) de la ferme Vogelsang (aujourd’hui Gsang près de Wasen - carte ci-contre) fut emprisonné début des années 1700. Ses ancêtres vivaient au moins depuis 1425 dans la Ober-Tanne, aujourd’hui encore connu sous Schürchtanne. Gsang est un haut-lieu pour les ménnonites (anabaptistes) appartenant à la famille Schürch. Pour beaucoup de Schürch d'Amérique du Nord, c'est même le lieu le plus important de leurs racines familiales ("rootes"). Néanmoins, tous les habitants de ces domaines, Tanneschürch et Vogelgsang, n'étaient pas des Mennonites.

    Recherché et arrêté par la police de Berne car Ulrich professait le mennonitisme, il est transféré d'abord dans le château de Trachselwald, puis plus tard à Berne. Il est libéré en 1711 après avoir accepté l’exil vers la Hollande pour rejoindre les Mennonites. Finalement, l'exploitation agricole de sa famille a été confisqué et tous les membres de la famille exilés avec interdiction à jamais de revenir dans le canton de Berne. Le 13 juillet 1711, ils quittent Berne sur un bateau avec sa famille et la plupart des anabaptistes de l’Emmental, pour débarquer à Mannheim en Allemagne. Une telle émigration est aussi à remettre dans le cadre de celles de la fin de la guerre de Trente ans (voir aussi les familles Emig, Nadelhoffer, Sturm, Baltzinger sur ce site).

    Les premiers anabaptistes de l’Emmental se sont installés dès 1710 dans le Lancaster County en Pennsylvanie (USA), un lieu rappelant leur Emmental, sur invitation du quaker anglais William Penn (1644-1718). On ne retrouvera Ulrich Schürch que 17 ans plus tard, pendant lesquels il a peut-être séjourné en Alsace, sur le navire "Monthouse" en route vers Philadelphie (USA) où il débarqua en 1732. Il est l'ancêtre d'une large descendance aux USA et au Canada, comme plusieurs autres branches de la famille Schürch.

Old Pennsylvania Farm in Winter by A. E. Cederquist (1934) - Smithsonian American Art Museum

 

 

  • Liste des Schürch émigrant vers les USA : à partir des données originales sur la famille Schürch ayant comme Bürgerort Sumiswald (Canton de Berne, Suisse).
  • Liste "Schürch" d'après la "Schürch Family Association of North America"- cette liste ne tient pas compte de l'origine des immigrants.

  • http://www.schurchfamilyassociation.net/
  • List des émigrants et de leurs navires
  • Sherk dans l'Ontario
  • DuPage co us archives
  • Bible records: see Shirk
  • Descendants dans l'Ohio et l'Indiana (USA)
  • Surname: Shirk
  •  

    Du patronyme des branches mennonites (étatsuniennes, canadiennes, alsaciennes) des Schürch

        Les variations du patronymes Schürch ne se rencontrent que dans les familles mennonites. Ces variations ont été constatées dans toutes les familles amish dans les environs de Sainte-Marie-aux-Mines et de la vallée de la Bruche.
        Cette pratique se termine en France avec la Révolution française quand les registres paroissiaux deviennent registres d'état-civil avec fixation des patronymes (depuis 1792-1793).     Pour en savoir plus...


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    Les fermes Schürch de Sumiswald


    La ferme Schürchtanne

        Mes ancêtres Schürch issus des mêmes habitants de la ferme Schürchtanne ont donné une lignée dite Tannehuser en Schwyzerdütsch - ou Tannhauser en allemand - du nom de leur ferme au lieu dit Schönegg, au-dessus de Sumiswald. Ils n'ont pas embrassé la religion mennonite et sont restés de religion évangélique-réformée, mais avec bien des éléments centraux de la foi mennonite-anabaptiste. Mon grand-père maternel était pasteur de l'Eglise Réformée d'Alsace.

    Cette Bible familiale Schürch (branche Tannhuser)
    date de 1784 :


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        Schürch de Sumiswald
        sur
    site emig

    Geneanet    Schürch de Sumiswald
        sur
    site abouisson

    Toutes mes familles suisses sont protestantes, principalement réformées (zwinglianistes), mais aussi quelques familles sont devenues des Täufer (anabaptistes, aujourd'hui amish ou mennonites), la plupart ont été chassées du canton de Berne ou ont fui vers l'Alsace, le comté de Montbéliard ou/et les USA.
    Rappellons que l'émigration pour motif religieux ne fut pas le plus fréquent, mais celui le plus couramment mis en exergue. Au sein des membres ayant le même patronyme suisse, certains ont émigré pour raisons économiques ou politiques, d'autres pour motifs religieux.

    Voir aussi émigration alsacienne


    A l’occasion de la "Nuit des religions" du 11 novembre 2017, le canton de Berne a demandé pardon et présenté les excuses de l’Etat pour les souffrances que les autorités bernoises ont infligées aux Anabaptistes (Täuferinnen und Täufer) au fil des siècles.

    Un petit dossier en allemand et en français de cet évènement :